Birmanie : Le nettoyage ethnique des musulmans Rohingyas doit cesser !

rohingya-refugees-off-coast-of-thailand

La Birmanie a récemment constitué son nouveau gouvernement et formé son Parlement. Par conséquent, il est crucial pour le pays de poser les bases d'une société plurielle fondée sur le vivre ensemble et le respect de ses minorités.

Or, la violence qui a éclaté en Juin 2012, dont les principaux instigateurs sont des gangs, mais aussi des unités entières des forces de l’ordre locales et des militaires, a coûté la vie à de nombreuses personnes appartenant à la communauté Rohingya.

Cette violence qui refait surface depuis 2014, doit cesser !

En effet, les lois draconiennes qui visent à aliéner la minorité Rohingya, décrite par les Nations Unies comme la minorité la plus persécutée dans le monde, marginaliseront un peu plus cette ethnie et en feront une communauté de paria dans leur pays.

En outre, le nettoyage ethnique opéré au sein des Rohingyas a entrainé la mort de milliers d'innocents et fait des centaines de milliers de blessés. À ces massacres s’ajoute le déplacement d’environ 240.000 personnes de leurs foyers vers des camps temporaires et inhumains depuis le retour des violences dans les États de Rakhine et de Kachin.

Il incombe à ce nouveau gouvernement de mettre un terme à ces pratiques constituant un processus de déshumanisation de cette minorité.

AFD international suit avec une grande inquiétude ce qui se passe à Myanmar et appelle :

  • La communauté internationale à faire pression sur l'élite birmane pour faire cesser le nettoyage ethnique des Rohingyas.
  • Les Nations Unies à jouer un rôle plus actif en assurant une véritable protection en faveur de la minorité Rohingya.
  • À la traduction des responsables de ces crimes devant la Cour pénale internationale.
  • À exhorter le gouvernement de Myanmar à régler la question d'une citoyenneté à part entière de la minorité Rohingya, qui sont toujours considérés comme des apatrides.
  • À les autoriser à retourner dans leurs villages et leurs foyers en leur assurant une protection adéquate.
  • Les pays limitrophes à respecter leurs engagements internationaux et leur obligation d'accueillir les réfugiés fuyant la persécution et la torture.
  • Les autorités birmanes à coopérer avec les organisations de défense des droits humains locales et internationales afin de leur permettre de produire des rapports couvrant les violations des droits de l'homme dans la région.

--

Département Asie/Pacifique
Londres, Royaume-Uni
Contact: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.